Le Fantôme Et Les Bourgeons Trempés

Publié le par Emöjk Martínssøn

Par la fenêtre, à quelques heures déroulées du matin, un arbuste pousse ses branches mortes contre le carreau. Comme autant de petits doigts roses, elles tâtonnent et cherchent à entrer, ou juste me déranger, peut-être. Le soleil a déposé le long de chacune des myriades de rosée, essayant de bien faire en rajoutant des bourgeons.
Derrière, dans une pièce fermée, un fantôme pense à la solitude en tournant des pages de livres. Il éteint toutes les lumières, une à une, à coups de marteau, et caresse l’encre dans le noir. Les bourgeons trempés brillent dans la nuit.

Publié dans Entre Les Arbres

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